Liban: la cité antique de Tyr inscrite au patrimoine mondial en péril de l'Unesco

Liban: la cité antique de Tyr inscrite au patrimoine mondial en péril de l'Unesco

La cité antique de Tyr au Liban doit être protégée. L'Unesco, qui tient actuellement la 48ᵉ session du comité du patrimoine mondial à Busan, en Corée du Sud, a annoncé avoir inscrit la ville sur la liste du patrimoine mondial en péril. Tyr, située au sud du Liban à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, est la cible d'une campagne de frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien, le 2 mars dernier.

Publié le : 23/07/2026 - 18:28

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La cité phénicienne, Tyr, située sur la côte dans le sud du Liban à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, est l'une des plus anciennes villes du monde méditerranéen. Deux ensembles, vestiges de l'Empire romain, sont inscrits depuis 1984 au patrimoine mondial de l'Unesco : un arc de triomphe et un hippodrome. Après avoir ordonné à la population d'évacuer, l'armée israélienne avait directement visé, et endommagé, l'un de ces sites début juin.

Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, accuse Israël de ne pas respecter la Convention de la Haye, qui oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé. C'est lui qui a déposé une demande de protection renforcée auprès de l'Unesco.

« Son état de conservation suscite une inquiétude croissante, notamment face à la possibilité de nouveaux impacts », affirme dans une note l'Unesco, qui tient actuellement la 48ᵉ session du comité du patrimoine mondial à Busan, en Corée du Sud. « Il est considéré que les conditions optimales ne sont plus réunies pour assurer la conservation et la protection de la valeur universelle exceptionnelle du bien », précise l'organisation onusienne.

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Empêcher la destruction du site 

L'inscription au patrimoine en péril n'est pas une sanction. Cela permet de mobiliser des financements d'urgence, des partenaires et l'attention des 196 pays membres de l'organisation afin que tout soit fait pour empêcher la destruction des sites concernés.

Pour le Liban exsangue, cette décision de l'Unesco constitue aussi bien une aide financière bienvenue qu'un symbole politique.  

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