Meurtre de Louis, 17 ans : le suspect lynché par des détenus en prison ? "La rumeur n’est pas fondée", confirme le procureur de Béziers

Meurtre de Louis, 17 ans : le suspect lynché par des détenus en prison ? "La rumeur n’est pas fondée", confirme le procureur de Béziers

Incarcéré à Béziers pour le meurtre du jeune Louis, 17 ans, le 19 juin, à Narbonne, le suspect principal fait l’objet de rumeurs de violences subies en prison. Le procureur de Béziers, Arnaud Faugère, a démenti ces faits, confirmant qu’aucun incident n’a eu lieu et que le détenu, placé à l’isolement, allait bien.

Le meurtrier présumé de Louis, 17 ans, battu à mort sur un chantier à Narbonne le 19 juin et décédé le 23 juin, est incarcéré à la maison d’arrêt de Béziers. De nombreuses rumeurs viennent, depuis plusieurs jours, expliquer sur les réseaux sociaux qu’il aurait été victime de coups et autres violences en détention. Tout ceci avec son lot de propos haineux à son encontre, bien entendu, mais aussi contre l’institution judiciaire. "Cette rumeur n’est pas fondée, a confirmé le procureur de la République de Béziers, Arnaud Faugère. Il n’y a aucun incident le concernant."

Surveillé par les agents pénitentiaires

Des propos qui viennent étayer les informations des surveillants de prison qui assuraient : "Ce jeune a été placé à l’isolement pour sa sécurité, rien de plus. Il est bien entendu surveillé car c’est un très jeune majeur. Il est important qu’il ne lui arrive rien. Seul changement physique le concernant, il s’est coupé les cheveux. Que tout le monde se rassure, il n’a pas pris de coups. Il faut arrêter de raconter n’importe quoi. Cela laisse penser que les surveillants de prison laisseraient faire les détenus. Non ce n’est pas le cas. Ce jeune va bien. Sa vie en prison se déroule au mieux de ce que l’on peut imaginer quand on est privé de liberté."

Cinq jeunes mis en cause

Dans cette dramatique affaire, cinq jeunes ont été mis en examen et placés en détention provisoire dans d’autres structures. Initialement poursuivis pour tentative d’assassinat, ils devraient désormais répondre de la mort de l’adolescent. Le parquet de Narbonne avait également indiqué qu’aucun élément ne permettait, à ce stade de l’enquête, de retenir un mobile raciste, rapportent nos confrères de l’Indépendant.