Présidentielle 2027. « Il faut créer l’élan » : à Blois pour sa rentrée, le PS veut croire en son destin

Présidentielle 2027. « Il faut créer l’élan » : à Blois pour sa rentrée, le PS veut croire en son destin

À huit mois de la présidentielle, le Parti socialiste (PS) a envie de jouer dans la cour des grands, celle des partis qui peuvent conquérir le pouvoir. Pour l’instant, c’est loin d’être le cas. À Blois (Loir-et-Cher), où le parti d’Olivier Faure fait sa rentrée, on sent bien que c’est maintenant que ça se joue. Les 9 et 10 octobre, puis les 16 et 17 octobre pour le second tour, le PS et ses partenaires (Place publique de Raphaël Glucksmann et la Gauche républicaine et socialiste d’Emmanuel Maurel) choisiront leur candidat commun à l’occasion d’une primaire ouverte. Moyennant 15 euros (10 euros pour le tarif social), chaque électeur pourra y participer.

Dans l’agora de la Halle aux Grains, à Blois, tout le monde ne parle que de ça. « Nous sommes les seuls à organiser une primaire ouverte », vante Olivier Faure, qui espère être « débordé » par le nombre de participants. Le premier secrétaire, qui n’annoncera sa candidature que dans quelques jours, sait qu’une primaire qui crée le débat, impose ses thèmes et qui attire plusieurs centaines de milliers de votants focaliserait l’attention sur son gagnant. Et lui offrirait potentiellement une dynamique capable de rivaliser avec Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), actuellement en tête de la gauche. « La qualité des débats, sans pugilat et autour des vrais problèmes du pays, permettra d’élargir le corps électoral », veut croire Sébastien Vincini, président du département de Haute-Garonne et membre de la direction du PS.

Olivier Faure (à droite) et Sébastien Vincini à la rentrée du PS à Blois ce vendredi. Photo Sipa/Alain Robert

Olivier Faure (à droite) et Sébastien Vincini à la rentrée du PS à Blois ce vendredi. Photo Sipa/Alain Robert

Glucksmann favori

« Cette primaire arrive au bon moment. Il faut créer l’élan », abonde Jérôme Durain, président de la région Bourgogne-Franche-Comté. « On a intérêt collectivement à ce que tout se passe bien car il ne faut pas se tromper d’adversaire », rappelle Boris Vallaud. Le président des députés socialistes a mis un frein à ses propres ambitions pour soutenir Raphaël Glucksmann, qui apparaît comme le favori de ce scrutin auquel candidatent aussi les députés Jérôme Guedj et Philippe Brun, ainsi que Ségolène Royal.

L’eurodéputé bénéficie en effet du soutien des courants socialistes du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, et de Boris Vallaud. Ils se sont affichés ensemble, en fin d’après-midi, devant la Halle aux Grains, accueillis par Olivier Faure et des applaudissements. « Il y a une exigence de responsabilité dans tous les courants du PS », constate Guillaume Garot, député de la Mayenne, soutien de la première heure de Raphaël Glucksmann. « Quand on est attaqué par ses proches, cela se retourne toujours contre le candidat désigné », rappelle-t-il.

Accueilli par Olivier Faure, le patron des socialistes, Raphaël Glucksmann (au centre sur le cliché) a pris toute la lumière et attiré les micros vendredi soir à Blois. Photo AFP/Alain Jocard

Accueilli par Olivier Faure, le patron des socialistes, Raphaël Glucksmann (au centre sur le cliché) a pris toute la lumière et attiré les micros vendredi soir à Blois. Photo AFP/Alain Jocard

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.

En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).

En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix

Le PS a semble-t-il appris de ses erreurs. Le parti à la rose a plus fait parler de lui par ses divisions que par ses idées ces dernières années. En 2022, Anne Hidalgo n’a pas dépassé les 2 % au premier tour de la présidentielle. Une humiliation que les militants ne veulent pas revivre. La possibilité de voir l’extrême droite arriver au pouvoir en mai prochain est aussi un moteur puissant. Alors que le total gauche a tendance à augmenter après être resté durant des années sous la barre des 30 %, le PS ne veut plus faire de la figuration et veut croire en cette primaire. François Hollande, lui, n’y participera pas. Arrivé en fin d’après-midi à Blois, il rêve de se poser en recours à la fin de l’année, si le candidat désigné ne s’impose pas. À la Halle aux Grains, personne n’y croit. Sa proposition d’augmenter la TVA pour permettre une baisse des cotisations ne séduit pas. Mais personne ne médit. Au PS, plus personne ne veut insulter l’avenir.