Preview : Honkai : Nexus Anima, c'est Teamfight Tactics en monde ouvert (et c'est pas mal)
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Pokémon, dézinguez-les tous
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Il y a déjà un an, HoYoverse dévoilait Honkai : Nexus Anima, curieux mélange de gacha, Pokémon et Teamfight Tactics (mais si, vous savez, ce dérivé stratégique de League of Legends). Depuis, le géant chinois a ouvert des phases de tests, que nous avions sautées faute de temps et d'énergie pour un titre qui, admettons-le, sort un peu de notre ligne éditoriale classique. Cependant la Gamescom 2026 était l'occasion d'y tremper les doigts et de voir si la recette fonctionne. C'est plutôt oui, avec quelques astérisques.
Au cœur du gameplay de Honkai : Nexus Anima se trouvent ainsi les mécaniques « d'autobattler ». Aussi vite reparti qu'il était arrivé, ce sous-genre de la stratégie demande de disposer ses unités sur le plateau avant de les laisser jouer toutes seules ; l'intérêt se trouve ainsi dans la préparation du combat, où l'on peut notamment activer des synergies spécifiques en plaçant des créatures - les « animas » - de même famille. Dans un autobattler classique, il y a une phase d'achat des unités et les joueurs doivent se partager une quantité limitée de monstres, mais il s'agit ici d'un jeu solo en priorité, et ainsi notre équipe est constituée à la Pokémon, c'est-à-dire en explorant le monde pour capturer des bêtes.
Notez enfin que notre équipe inclut aussi trois compagnons, qui ont des capacités passives (et vont quasiment toujours buffer un monstre spécifique), et une compétence active à déclencher quand bon nous semble. Au doigt mouillé, vu les artworks des personnages, je dirais que c'est eux qui seront dans la loterie gacha.
C'est les petites bêtes qui montent
Bien qu'ayant eu accès à une pleine heure de jeu, il est assez difficile d'évaluer le côté autobattler de Honkai : Nexus Anima. En effet, pour les besoins de la Gamescom 2026, HoYoverse m'a directement glissé un compte niveau 50 entre les pattes avec tous les animas débloqués, ce qui signifie que je pouvais simplement rouler sur mes adversaires de niveau 39 et quelques pour progresser dans l'histoire et voir ce que le monde ouvert pouvait m'offrir. Je pourrai me limiter à commenter que c'est très joli, même si la profusion d'effets lumineux peut être déroutante pour bien comprendre les interactions en cours (encore que, cela reste inhérent au genre, dans une certaine mesure).
Ainsi, l'objectif de cette présentation était plutôt de montrer que Honkai : Nexus Anima est plus qu'un autobattler, à l'inverse d'un titre comme Teamfight Tactics où tout se passe dans l'arène (et dans la boutique de microtransactions). Certains animas ont des compétences actives qui s'avèrent drôlement utiles pour terminer les quêtes proposées. Par exemple, il est possible de crocheter certains verrous à condition d'avoir un anima à dextérité élevée... mais il est aussi préférable d'avoir un anima capable d'invoquer une bulle de silence pour neutraliser les alarmes dans le même temps. C'est une extension assez logique des jeux type Pokémon et ça ne ferait d'ailleurs pas de mal à Game Freak d'accentuer ce côté dans ses propres productions.
À part cela, la progression s'écrit par le biais de nombreux petits dialogues annexes et de quête en tout genre. HoYoverse propose une galerie de personnages assez barrés, en s'appuyant sur son espèce de multivers pour justifier l'introduction de figures absurdes, comme un arbre traumatisé par le train de vie trop rapide de la ville ou un homme incapable d'ordonner ses mots de manière cohérente. Bon, là, tout de suite, sur le papier, ça n'a pas l'air hilarant, mais les réactions de notre avatar ont plus de piquant que prévu, ce qui donne moins la sensation de piloter une feuille vierge que d'habitude. Il y a aussi d'étranges tests de statistiques à la Disco Elysium dans certains dialogues pour débloquer des embranchements ou non ; pas vraiment compris cet aspect. De toutes façons, il est possible de rembobiner le temps jusqu'à certains embranchements majeurs pour suivre une voie alternative, ce qui évite le FOMO et promet d'emblée un bon contenu, même pour les joueurs qui refusent de s'attarder sur l'endgame.
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