Zone euro : les entreprises anticipent un ralentissement des hausses de prix et des rémunérations
Les entreprises de la zone euro s'attendent à une modération des hausses de prix et des rémunérations au cours de l'année à venir, selon la dernière enquête de la Banque centrale européenne (BCE).
Les sociétés interrogées prévoient une augmentation moyenne de leurs prix de vente de 3,2 %, contre 3,5 % lors de l'enquête précédente. Les anticipations de hausse des salaires ralentissent également, à 2,5 %, contre 2,8 % trois mois plus tôt.
Cette évolution suggère que la récente poussée inflationniste, alimentée par les prix de l'énergie, ne s'est pas encore traduite par une spirale durable entre les salaires et les prix.
Les points clés à retenir
• Les entreprises anticipent une hausse de leurs prix de vente de 3,2 % sur les douze prochains mois, contre 3,5 % auparavant.
• Les prévisions de progression des salaires ralentissent à 2,5 %, après 2,8 % au trimestre précédent.
• Les coûts des intrants hors salaires devraient augmenter de 5,2 %, contre 5,8 % précédemment.
• Plus de 5 000 entreprises ont participé à cette enquête de la BCE.
• Les anticipations d'inflation à un an et trois ans restent stables à 3 %.
Ces résultats interviennent quelques jours avant la réunion de politique monétaire de la BCE. Les responsables de l'institution surveillent de près l'évolution des salaires, considérée comme un indicateur clé pour évaluer le risque d'une inflation durable.
Les marchés anticipent un maintien des taux
Les marchés anticipent un maintien des taux
Malgré le ralentissement observé, l'inflation dans la zone euro reste proche de 3 %, au-dessus de l'objectif de 2 % fixé par la banque centrale. Les marchés anticipent majoritairement un maintien des taux lors de la prochaine réunion, même si la remontée des prix du pétrole alimente les spéculations sur un nouveau resserrement monétaire à l'automne.
Pour la BCE, cette modération des anticipations constitue un signal encourageant. Elle tend à montrer que les entreprises ne prévoient pas, à ce stade, de répercuter massivement la hausse de leurs coûts sur leurs prix de vente ni d'accorder des augmentations salariales susceptibles d'entretenir une boucle inflationniste. Cette évolution pourrait conforter la banque centrale dans sa stratégie de prudence en matière de politique monétaire.