« La Frappe » : Bastien Bouillon endosse son rôle le plus délicat dans ce film renversant sur l’inceste
« La Frappe », réalisé par Julien Gaspar-Oliveri. AD VITAM
Pour aller plus loin
Une tablée familiale dans une zone périurbaine. On fête la sortie de prison d’Anthony, le père d’Enzo, 19 ans, ravi autant que troublé par le retour de son daron. La caméra colle aux basques du garçon, ambiance post-Dardenne d’un naturalisme en terres prolétaires qu’on n’en peut plus de voir galvaudé par le cinéma français. Mais là, quelque chose cloche, l’ambiguïté règne. Quel lien unit Enzo à Carla, dont il partage le lit – le générique d’ouverture fait du grain de leurs peaux accolées un mystérieux paysage – alors qu’il a une copine, Roxane ? Sont-ils frère et sœur ? Carla refuse catégoriquement de voir Anthony. Au contraire d’Enzo qui, camelot, reprend les marchés avec lui, s’installe dans le même appartement et l’espionne à son insu en compagnie d’une très jeune prostituée qu’il soumet à un rituel particulier…
