C’est la France des cimes et des océans le vendredi avec Virginie Troussier. Aujourd’hui, on regarde ce qu’on emporte et surtout ce qu’on laisse quand on part en montagne.
J’ai réalisé, Jérôme, que je me retrouve souvent face à ce même dilemme. Chaque semaine, quand j’écris cette chronique, arrive le moment où je coupe, je sabre pour tenir dans le temps qui lui est dédié. Je sais qu’une parole directe est plus claire, mais moi, ça me crève le cœur : j’aime tant les mots, et je crois qu’on en a toujours besoin de plus. En montagne, c’est la même histoire : au moment de boucler mon sac, je retire un demi-litre d’eau, je réduis encore le morceau de Beaufort … Je sais qu’un sac léger, c’est plus de plaisir et de performance. Mais l’allègement du poids physique s’accompagne parfois d’un poids mental, car je crains de manquer.