Macron et le pape, quelle est la bonne distance ?
L’important, ce n’est pas le président, c’est la République qui doit être à la bonne distance.
Publié le jeudi 24 septembre 2026 à 07:42
Pour la visite papale la plus longue et la plus controversée de notre histoire, celle de Jean-Paul II en 1996, pour le 1500ᵉ anniversaire du baptême de Clovis, le chef de l’État de l’époque, Jacques Chirac, s’était tenu à distance : un seul tête-à-tête avec le pape, juste après son arrivée, à la préfecture de Tours. Et le président n’avait participé à aucune des cérémonies religieuses du séjour, comme Emmanuel Macron aujourd’hui. Mais la République d’il y a 30 ans avait été moins distante et plus généreuse : c’est à ses frais que les quatre jours de parcours et les trois grands rassemblements avaient été sécurisés. Les partis de gauche, les collectifs laïques avaient protesté contre ce mélange des genres, près de 10 000 antipapistes avaient défilé à Paris.




